Les parents Gelin en visite

 

 

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Ca fait un bail que l’on dit qu’il faut qu’on donne un peu des nouvelles, alors voilà quelques photos et diverses pérégrinations avec les parents Gelin et Jennifer, durant leur venue en juillet.

A Isabela, une visite qu’il ne faut pas manquer est Las Tintoreras, du nom local des requins qui viennent se reposer dans une grieta marine (sorte de faille peu profonde). Cette fois-ci, nous avons beaucoup de chance car il y avait une sarten énorme (traduction littérale pour poêle à frire, mais vous comprendrez bien sûr que c’était la raie...), quasiment du diamètre de la grieta (photo1).

Le site de la Loberia abrite une colonie d’otaries et une colonie d’iguanes impressionnante (photos 2 et 3). Même que la mère a pas trop eu peur, tant que ces grosses bêtes rampantes ne bougeaient pas…. (photo 4). Les jeunes otaries sont très curieuses, et quand le grand mâle n’est pas dans les parages pour rappeler ses ouailles à l’ordre, elles viennent voir les nouveaux arrivants (photos 5 et 6). Au milieu de tout ce beau monde s’ébattent divers oiseaux dont les pélicans (photos 7).

Nous avons fait beaucoup d’autres choses à Isabela ; les parents récupèrent encore à peine de leur ascension du volcan de la Sierra Negra et de toutes les activités… on ne les a pas ménagés ! La mère se remet de ses émotions quand le frein du truck a lâché, avec elle toute seule sur le plateau arrière !! Nous étions tous en train de cueillir les oranges dans la partie haute. Le père a rattrapé la voiture pour essayer de monter à bord, mais s’est fait un claquage…la voiture a fini sa course dans le bas côté, avec plus de peur que de mal. Les Galápagos, c’est vraiment l’aventure !!

Après une bonne dizaine de jours sur Isabela, nous avons passé quelques jours à Santa Cruz. De là partent les bateaux de croisière ; nous en avons profité pour faire une visite d’une journée sur l’île de Seymour Norte (au nord de Santa Cruz, juste derrière l’île de Baltra où est l’aéroport). Cette île est un site de reproduction pour les boobies (fous aux pattes bleues) et les frégates et on était juste en pleine période de nidification qui se termine vers le mois d’août. Les mâles frégates gonflent leur jabot rouge (photo 8) pour attirer les femelles qui survolent les buissons où les mâles sont posés, et ces dames choisissent ainsi leur partenaire, papa des futurs pirates de l’air (photo 9). Les boobies, eux, nichent sur la terre (photo 10). Leurs pattes bleues n’est pas une légende (photo 11), il existe même ceux aux pattes rouges, mais on ne les trouve que sur une autre île. Les bébés boobies ressemblent à de grosses peluches, bien empotés avec leurs grandes ailes quand ils sont tout petits (photo 12). Sur Seymour, on peut également tomber sur les iguanes terrestres qui sont beaucoup plus difficiles à voir que les marins car ils sont la plupart du temps dans la végétation à l’intérieur des terres (photo 13).

A Santa Cruz, on peut aussi aller visiter des fincas (ranchs locaux) dans la partie haute de l’île où les tortues terrestres sont dans leur milieu naturel. Jennifer en a profité pour jouer à saute-moutons avec la plus petite (photo 14), Vincent pour faire un concours de taille de pieds…il a perdu !!! (photo 15). Ce jour-là, nous avons eu un bol incroyable avec la venue du gobe-mouche vermillon qui voulait à tout prix squatter le dos de la tortue (photo 16) et qui nous a fait le grand jeu en posant comme une star (photo 17). En parlant de poser, Jenni n’est pas mal du tout en routarde (photo 18), pareil avec sa tatie (photo 19).

Après les Galápagos, nous avons entamé un tour de 5 jours sur le continent. Cette fois-ci, pour changer de nos habitudes de routards (2 $ la chambre cafards inclus, 20 h de voyage dans des bus à sièges défoncés…), présence des parents oblige, nous avions opté pour un monospace avec chauffeur, qui parlait français, s’il vous plaît ! Premier jour à Otavalo pour la visite d’un des marchés les plus grands d’Amérique du Sud, et visite de la Mitad del Mundo, monument où passe l’équateur (photos 20 et 21, chacun dans un hémisphère différent), avec musée, boutiques et centres d’interprétation. Nous avons ensuite continué vers le sud avec ballade au volcan du Cotopaxi, qui est le deuxième sommet d’Equateur avec 5897 m. On est montés au refuge qui est à 4800 m, mais vues les condition de vent et de froid, on a seulement pris quelques photos avant de s’engouffrer de nouveau dans la voiture. Nous avons continué par le marché de Saquisili, beaucoup moins touristique et plus pittoresque qu’Otavalo (photos 23 et 24). Dans la région de Latacunga, la route pour la lagune de Quilotoa traverse des paysages grandioses, patchworks de terres cultivées jusqu’aux sommets (photos 26 et 27). Les lamas sont le moyen de transport le plus pratique pour amener les marchandises sur les marchés (phot 28). La lagune de Quilotoa se trouve au milieu d’un cratère à une altitude de 3850 m, et d’après de récentes études, a une profondeur de 250 m (photo 29). La communauté d’indiens de Quilotoa essaie de développer l’écotourisme avec la création de petites auberges et hôtels, et vivent principalement de la peinture naïve que tout le monde connaît (photo 30), qui est originaire de cette région, représentant la vie quotidienne (tissage, récolte de la quinoa, fêtes folkloriques…) mêlée aux légendes ancestrales comme celle du condor amoureux de la princesse. Nous avons donc mangé dans la petite gargote locale (photos 31 et 32), plutôt rustique… quel contraste avec notre logement du soir, a Patate près de Baños, où nous logions dans une des plus vieilles haciendas d’Equateur, dans un décor incroyable (photos 33 et 34), juste au pied du volcan Tungurahua, un des plus actifs du pays, qui nous a fait l’honneur de plusieurs explosions pendant notre séjour (photo 35). L’hacienda s’étendait sur toute la région des Llanganates, depuis Ambato jusqu’à la forêt amazonienne. Aujourd’hui, le propriétaire et descendant du premier acheteur des terres, a encore pas mal d’hectares sur lesquels il fait des arbres fruitiers et de l’élevage, et a reconverti sa maison en un superbe hôtel, avec des chambres immenses (salon avec cheminée) et des salle de bain comme on n’en avait pas vu depuis longtemps…c’est quoi déjà une baignoire ?!? (photo 36).

Après avoir joué les seigneurs, nous sommes repartis en direction de Baños, réputée pour ses thermes dus à l’activité du Tungurahua, et pour la même raison, est considérée comme la ville la plus dangereuse, en permanence en alerte rouge et prête a être évacuée. Pourtant, c’est une des villes les plus touristiques, avec une ambiance chaleureuse et une douceur de vivre qui annonce déjà la selva. La spécialité est le cuye (désolé pour les âmes sensibles, à prononcer « couille », c’est en fait le cochon d’Inde), délicieux au barbecue (photo 37). On peut également déguster des bonbons au sucre qui est travaillé en longs filaments (photo 38).

Notre tour s’est poursuivi vers Puyo, la porte de l’Oriente ou la selva. La route de Baños à Puyo est superbe, passant des Andes à la forêt amazonienne. On longe le rio Pastaza (photo 39), alimenté par un nombre incalculable de cascades, dont la plus grande est celle del Pailon del Diablo (photo 40). Enfin, nous voici à Puyo, végétation, faune et climat tropicaux (photos 41 et 42). Juste ce qu’il faut de moustiques pour rappeler aux touristes de prendre leur nivaquine… Visite du Centre Fatima qui récupère les animaux blessés de la jungle et promeut l’élevage des espèces natives de la selva comme les capibaras, les plus grands rongeurs au monde (photo 43), pour limiter la déforestation nécessaire à l’élevage des bovins par exemple. Visite aussi du centre ethnobotanique OMAERE, où un guide Shuar (ou si vous préférez Jivaro…) nous explique l’utilisation des plantes dans l’alimentation, la médecine, la construction (visite des habitations traditionnelles), et les rites traditionnels comme bien sûr, c’est ce que tout le monde attend, la réduction des têtes !!

Gros bisous,

à la prochaine pour de nouvelles aventures!